Maudit

Mon père, Sarah McBurns... La jeune femme qui me tend sa main ne doit pas avoir plus de 25 ans. Je ne peux m'empêcher de comparer nos phalanges. Les miennes me font presque honte avec leurs taches brunes qui ne cessent de grignoter les rares espaces encore vierges parcourus de veines sombres aussi épaisses que des spaghettis Ziti. Les siennes sont intactes, presqu’irréelles. Elle ne doit pas imposer plus d'effort à ses doigts que le port d'un stylo.